Le BLOG by Clément
clément voyance blog

Les non-dits familiaux

Toutes les familles abritent des secrets. Petits ou grands, ils ont toujours des conséquences. Leur gravité réside dans "l’importance du secret, mais aussi dans l’insistance mise en œuvre pour le préserver", observe le psychanalyste Gilbert Maurey. Nul ne sait jamais qui sait quoi exactement. Aussi, il crée une dynamique particulière au sein du groupe et engendre de lourds conflits, familiaux et individuels, qui se répercutent sur plusieurs générations. Quand le clan familial s’impose le silence sur un événement, communiquer devient finalement impossible. C’est ainsi que, porteurs de nos passés occultés, de nos bouts de mémoire manquants, les secrets de famille deviennent les maîtres silencieux de nombreux destins.

undefined

La souffrance en héritage
Le secret transpire par le biais d’attitudes étranges ou anxieuses des parents, par leurs petites phrases équivoques, leurs mimiques, les voix qui s’altèrent dès qu’un mot, un nom rappelant le drame caché est prononcé. Autant de micro-comportements qui parlent à l’inconscient des enfants et leur indiquent qu’il y a du secret dans l’air... Mais aussi de la souffrance. D’ailleurs, leurs symptômes, leurs conduites pathologiques sont, selon Claude Nachin, psychanalyste, autant de tentatives – inadaptées ! – pour soigner leurs parents et mettre fin au malheur familial. On constate aussi qu’un même secret ne touche pas de façon identique les membres de la fratrie. "Chacun construit son psychisme, ses repères personnels, en interrelation avec ses divers proches", explique Serge Tisseron. Ce n’est donc pas le même discours, ou le même silence, qui est envoyé à chacun.

Le "secret des secrets", c’est l’inceste. Mais on dissimule aussi la double vie de papa, l’homosexualité de tonton... Des parents n’acceptant pas leur stérilité tairont à leur enfant qu’il est né par insémination artificielle, ou qu’il a été adopté. Par souci de respectabilité, on ne racontera pas que le petit dernier est un enfant adultérin. On cachera l’existence de tante Adèle, qui s’est déroulée entre les murs d’un hôpital psychiatrique. Autrefois, on rayait purement et simplement de l’arbre généalogique les enfants morts en bas âge.

Le secret est contagieux
Les première, seconde et troisième générations ne laisseront pas le secret transpirer de la même manière. La première, porteuse du secret, est partagée entre l’envie de se taire et le besoin d’avouer. Une attitude ambivalente qui empoisonne les relations avec l’entourage et perturbe les enfants.
A la seconde génération, le contenu du secret est ignoré - la "chose" est donc innommable. Mais l’enfant pressent le mystère et se coupe psychiquement en deux. Tandis qu’une part de lui a l’intuition de la dissimulation, l’autre essaie de se persuader du contraire (les parents n’ont pu mentir ou mal se comporter...) Il n’est pas rare qu’apparaissent alors des troubles de la personnalité, voire des symptômes graves.
A la troisième génération, le secret est encore plus toxique: d’innommable, il devient impensable. D’où souvent des problèmes plus graves (délinquance, toxicomanie, voire schizophrénie). L’individu est la proie d’émotions (dépression récurrente, angoisses rebelles, pensées suicidaires...), d’images obsédantes, de désirs qui lui semblent totalement étrangers...

Exemple: Sylvie Angel, psychanalyste, se souvient d’une famille venue pour une adolescente de 16 ans, fugueuse et en pleine débâcle scolaire. "Mutique, elle n’ouvrait la bouche que pour répéter "Je n’ai pas confiance, je n’ai pas confiance." Elle décide donc d’organiser une séance sur le thème de la confiance. Rien ne se passe. Mais au moment de décider du rendez-vous suivant, le père demande brusquement à parler et se met à raconter un pan de son histoire, ignoré de tous: il avait eu une jeune soeur, qui s’était suicidée à l’âge de 16 ans, l’âge de sa fille. Celle-ci s’était, sans le savoir, identifiée à la disparue. Sans doute son comportement "suicidaire" avait-il été influencé par l’attitude de son père qui craignait sans cesse pour elle.

Trouver l'origine du mal
Tous les thérapeutes s’accordent sur un point: la révélation du secret ne permet pas d’en guérir aussi simplement que cela. Du moins, n’est-elle pas suffisante. Certains réussissent à s’en sortir par la création artistique ou l’écriture, mais beaucoup ont besoin d’emprunter la voie thérapeutique. Celles-ci consisteront à aider la personne à reconnaître les symptômes, les attitudes qu’elle s’est fabriquée pour d’autres dont elle a pris en charge les secrets honteux. Elle doit réaliser qu’en tant qu’adulte elle n’a plus à gérer les malheurs passés de sa famille. Et qu’il est temps pour elle d’utiliser ses ressources intérieures pour sa propre vie. Et ainsi reprendre en main son destin.

Source: psychologies.com

Les silences et les coupures familiales

Avez-vous des membres de la famille, des parents, des frères ou soeurs, ou des liens plus éloignés que vous choisissez de ne plus voir ou avec qui vous ne voulez plus parler? Si c'est le cas, vous en êtes probablement très attristé, en particulier à certains moments de l'année où la plupart des familles se réunissent. Mais si vous vous sentez également coupable, il est temps d'arrêter. Cela se produit plus souvent que la plupart des gens ne le pensent. Et il y a généralement une raison valable. Voici pourquoi vous devriez cesser de vous sentir coupable. Des recherches récentes ont jeté un nouvel éclairage sur le phénomène des silences familiaux. Voici quelques-unes des découvertes les plus surprenantes.

C'est plus courant que vous ne le pensez
Dans une enquête britannique de 2014, 19% des personnes interrogées ont déclaré qu'eux-mêmes ou l'un de leurs proches n'avaient aucun contact avec la famille, et plus généralement au moins un de leur proche biologique, parent, frère, soeur... Cela correspond également à ma propre expérience. J'ai, et vous avez, aussi sûrement des amis qui ne parlent pas à au moins un membre de leur famille ou qui ne l'ont pas fait pendant de nombreuses années. Je parie que vous connaissez également plusieurs personnes qui sont, ou ont été séparées de leurs familles. Ce n'est pas amusant, mais cela arrive souvent.

undefined

Vous avez probablement une bonne raison
La plupart des personnes qui restent loin de leur parents ou de membres de leur famille, le font pour se sauver de situations ou de comportements dysfonctionnels. Dans une étude australienne, les adultes qui ont déclaré être séparés de leurs parents ont généralement cité des abus (physiques ou émotionnels), ont été trahis ou rejetés eux-même par un parent, ou ont été très mal entouré pendant l'enfance, sans cadre émotionnel serein, ou leurs parents les ont sans cesse critiqués ou humiliés. Si vous êtes séparé de votre famille, ce n'est probablement pas quelque chose que vous avez fait à la légère. Cette discrimination familiale est une façon d'arrêter de subir, et d'exprimer votre personnalité individuelle.

Même une raison apparemment stupide peut être vraiment bonne
Nous avons tous entendu parler de membres de la famille qui cessent de se parler pour des questions extrêmement mineures. Exemple, dans une étude de 2015: deux soeurs se sont retrouvées dans une querelle perpétuelle à propos d'un tableau que l'une d'entre elles avait peint. Et dans une autre, une femme a raconté aux chercheurs qu'elle n'avait pas parlé à son fils ou sa belle-fille depuis sept ans à cause d'un dessert qu'ils avaient apporté lors d'une réunion de famille.
Mais ces choses ne sont jamais aussi simples qu’elles apparaissent. Dans le cas des deux soeurs, il y avait des ressentiments et des désaccords remontant à l'enfance, et le fait que, lorsqu'elles étaient adultes, les deux soeurs avaient rejoint des camps politiques opposés, cela n'avait pas aidé. La peinture était simplement le dernier élément d'un conflit qui durait depuis des années.
Le cas du mauvais dessert était similaire. Cette femme a déclaré que sa belle-fille la filtrait régulièrement au téléphone lorsqu'elle voulait parler à son fils, et/ou l'empêchait de voir ses petits-enfants. On lui avait demandé d'apporter un dessert spécifique, mais au lieu de cela, elle avait préparé autre chose - quelque chose qu'elle savait aussi que sa belle-mère préparait. Cette dernière impolitesse était trop difficile à supporter.

Vous leur avez probablement donné beaucoup d'occasions d'améliorer les choses
L'arrangement ne survient généralement pas à la suite d'un seul argument de poids. Il faut des années pour que quelqu'un rompe le contact avec ses parents proches ou des membres de la famille. Cela se produit progressivement, le membre de la famille réduisant progressivement le contact avant de le couper complètement.
Au cours de ce long processus, vous avez probablement donné à vos relations de nombreuses occasions d’engager un dialogue. Vous leur avez peut-être même parlé du comportement qui vous dérangeait et leur avez demandé d'y réfléchir et d'évoluer.

Pour conclure
Si vous culpabilisez réellement, et que vous pensez qu'il est possible que les choses changent, il pourrait être intéressant de contacter votre proche, et d'essayer de réparer votre relation. - Ou peut-être pas, vous seul pouvez le savoir avec certitude. - De toute façon, si vous êtes séparé de tout ou partie de votre famille, il y a une chose à retenir: vous n'êtes pas seul, et fondamentalement ce n'est pas grave, et il n'y a pas de raison de culpabiliser.
Cet état de fait, le silence, a coup sûr, possède une cause réelle et sérieuse, peut être que vous n'en avez pas conscience aujourd'hui, parce que vous bloquez sur un évènement en particulier, mais l'origine du "mal-aise familial", est forcément au fond de vous quelque part. Pardonnez-vous, et laissez circuler vos émotions... c'est la clé...

Aller plus loin pour guérir des blessures familiales : www.clementvoyant.fr/memoires_generationnelles

Trop persister est parfois mauvais

Êtes-vous une de ces personnes qui - une fois que vous avez décidé de faire quelque chose - ne renonce jamais? Si vous en êtes, vous savez probablement déjà que c'est une mauvaise chose. Alors, pourquoi est-il si difficile d'abandonner un objectif, un plan, une mauvaise relation ou un mauvais travail, alors que nous savons que nous devrions le faire? Qu'est-ce qui fait que les êtres humains s'empêchent de renoncer à des projets ou à des objectifs ? Lorsque les enjeux imaginés sont élevés, il est beaucoup plus difficile d'abandonner nos projets ou nos rêves - mais il est d'autant plus important de reconnaître que c'est la bonne chose à faire.

undefined

Vous n'êtes pas sûr de devoir vraiment abandonner
La plupart d'entre nous a déjà eu l'expérience de devoir travailler sur quelque chose qui était très difficile. Vous avez pensé à cesser de fumer, et vous avez persévéré, et l'effort a porté ses fruits - vous avez finalement atteint votre objectif. Le fait que vous ayez eu cette expérience banale et réussie rend difficile à dire quand vous devez continuer à vous battre, et quand passer à autre chose.
Pour lutter contre cette tendance, considérez le moment de votre décision. Pensez comme un parent qui, face à un enfant qui subi une déception et veut quitter une équipe sportive, lui conseille: "oui, tu peux arrêter - mais le mois prochain si tu veux toujours, pas aujourd'hui." Si vous savez que vous êtes en plein milieu d'une crise, prenez rendez-vous avec vous-même pour examiner la question dans quelques semaines ou quelques mois lorsque la crise actuelle sera terminée. Cela vous évitera de renoncer à un échec temporaire, mais cela signifie également que vous vous engagez à réfléchir sérieusement à la possibilité de continuer ou pas.

Vous avez déjà trop investi
Dans ce cas de figure, nous sommes comme des joueurs qui ont déjà perdu une grosse somme d’argent à la roulette et qui continuent à jouer "parce qu’il y a toujours une chance de récupérer". C'est ce qui nous oblige à attendre 20 minutes - nous ne voulons pas que ces 20 minutes soient perdues. Les coûts irrécupérables sont un puissant facteur de motivation, mais vous pouvez les combattre en vous demandant ce que vous feriez si vous aviez une table rase dès maintenant. Si la réponse est claire et franche, vous ne devriez pas continuer de courir après ces montants irrécupérables, mais respirez profondément et réduisez vos pertes.
Selon le gourou du marketing et auteur à succès Seth Godin, une autre façon de voir les pertes irrécupérables est de faire don de votre passé. Vous avez reçu en expérience une leçon, mais vous n'avez pas à accepter de continuer à perdre, si c'est néfaste pour vous-même.

Vous ne voulez pas abandonner d'autres options
Dans une expérience fascinante, des chercheurs australiens ont découvert que les gens sont extrêmement réticents à abandonner les options, même celles dont nous n’avons pas besoin, et qu’ils abandonnent parfois quelque chose de précieux, qu’ils savent devoir conserver, mais ne le font pas à cause d'une autre possibilité.
La meilleure façon de lutter contre cette tendance est de vous rappeler que chaque fois que vous prenez des mesures - ou même ne prenez aucune mesure - vous fermez la porte à certaines de vos options. Vous pouvez être déchiré entre jouer au golf avec vos amis ou tondre la pelouse aujourd'hui, mais selon ce que vous faites, vous ne pouvez pas faire l'autre. Et si vous réfléchissez trop longtemps, vous ne pouvez ni faire l'un, ni l'autre.

Vous avez peur de décevoir quelqu'un d'autre - ou vous-même
Parfois, nous pensons que nous ne pouvons pas arrêter parce que nous imaginons que quelqu'un d'autre compte sur nous ou sera contrarié si nous abandonnons. Cela fait penser à un élève qui se serai engagé à faire des études de droit, même s'il ne souhaitait manifestement pas être avocat, car c'est ce que sa famille voulait. Dans de nombreux cas, une conversation honnête au cours de laquelle vous dites à l'autre combien vous le respectez, mais aussi pourquoi vous devez changer de cap en ce moment, va vous libérer. Si votre ami ou votre proche se soucie vraiment de vous, il ou elle voudra ce qu'il y a de mieux pour vous et respectera votre choix de décider de ce qui est le mieux pour vous.
Souvent, cependant, nous craignons le plus de nous décevoir nous-même, craignant que nous nous respectons moins si nous ne tenons pas nos propres attentes. Si vous avez des difficultés avec cette idée, essayez un conseil suggéré par Kristin Neff, de l'Université du Texas, dans un récent article du New York Times: Donnez-vous les mêmes conseils que vous donneriez à un ami dans la même situation. "Nous avons tendance à être plus sages et à soutenir les autres plus que nous-mêmes", a-t-elle expliqué.

Donc, si vous dites à votre ami qu'il est acceptable - voire vital - d'abandonner parfois quand les choses ne fonctionnent pas, dites-vous la même chose. Et puis regardez vers l'avenir. Quitter quelque chose qui vous rend malheureux ouvrira la porte à un avenir différent avec d'autres opportunités que vous n'auriez peut-être jamais eues si vous aviez respecté votre plan initial.
La chance c'est que l'un de ces choix qui libère de la pression que nous nous mettons nous-même, vous rendra plus heureux que vous l'auriez été si vous étiez resté coincé dans l'idée première.

La culpabilité et comment la laisser s'en aller

Beaucoup d'entre nous, ont passé d'innombrables heures à rejouer un souvenir brûlant et coupable. La culpabilité - se sentir mal parce que vous avez fait quelque chose qui va à l'encontre de vos valeurs - est une émotion humaine primordiale. Tout le monde se sent parfois coupable. Mais certains d’entre nous se sentent plus coupables que d’autres, et pas toujours parce que nous avons fait plus de mauvaises choses. C'est pourquoi il est crucial d'enquêter sur l'origine de votre culpabilité et sur le type de culpabilité que vous ressentez. La culpabilité est un lourd bagage.
En vérité, vous ne pouvez pas avoir de culpabilité, si vous pouvez distinguer la provenance de ces sentiments, il est plus facile de voir comment vous en débarrasser.
Il existe trois types de culpabilité: la culpabilité naturelle ou le remord de quelque chose que vous avez fait ou n’avez pas réussi à faire - la culpabilité libre ou toxique, le sens sous-jacent de ne pas être une bonne personne - la culpabilité existentielle, le sentiment négatif qui découle de l'injustice que vous percevez dans le monde et de vos propres obligations impayées envers la vie elle-même.

undefined
La culpabilité naturelle
Elle sert un objectif fonctionnel et semble être liée au système nerveux. C'est une alarme interne qui vous aide à identifier les comportements contraires à l'éthique et à changer de cap. La culpabilité naturelle vous incite à appeler votre mère ou à laisser votre numéro de téléphone lorsque vous enfoncez le pare-choc d’une voiture. Selon certains spécialistes des sciences sociales, la culpabilité naturelle découle de notre capacité à comprendre les souffrances d'autrui, et c'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons des filets de sécurité mentale et des élans pour la justice sociale.
Vous faites face à votre culpabilité de ne pas appeler votre ami malade en l'appelant. Vous gérez vos remords après avoir trop dépensé. Si votre culpabilité découle de la reconnaissance de votre part dans des actes répréhensibles collectifs - l’injustice raciale ou une autre forme d’oppression d’un groupe par un autre - vous cherchez un moyen d’apporter un changement. Et si votre culpabilité vient de quelque chose que vous ne pouvez pas faire - comme la culpabilité de la mère qui travaille et ne peut pas chercher son enfant à l’école - entraînez vous à faire une analyse de votre culpabilité. Lorsque vous avez une relation saine avec votre culpabilité personnelle, vous ne vous plaignez pas de sentiments de culpabilité. Au lieu de cela, vous les utilisez comme signaux pour modifier votre comportement dès que vous le pouvez.

La culpabilité toxique
Ce sentiment est ce qui se produit lorsque la culpabilité naturelle s’aggrave. Cela se manifeste par un sentiment lancinant de mal-être omniprésent mais non spécifique, comme si votre vie entière avait quelque chose de mauvais. Ce type de culpabilité flottante est le syndrome de culpabilité le plus difficile à gérer, car il résulte de schémas persistants, logés dans votre subconscient. Comment pouvez-vous vous pardonner pour quelque chose quand vous ne savez pas ce que vous avez fait - ou quand vous croyez que ce que vous avez fait est essentiellement irréparable?
La culpabilité toxique a souvent son origine dans la petite enfance - des erreurs d'éducation que vos parents ou vos enseignants vous transmettent, par exemple, ou une immersion religieuse, en particulier celle qui enseigne le péché originel, peuvent nous donner des sentiments de culpabilité réels. Dans le principe du karma et de la réincarnation - l'idée selon laquelle les circonstances actuelles sont déterminées par des modèles de vies antérieures - considèrent la culpabilité toxique comme le résidu karmique des actions de la vie passée stockées dans notre système subtil.

Les individus éprouvent normalement une culpabilité toxique de deux manières. Tout d'abord, elle peut simplement être là, comme une saveur dans votre personnalité, un sentiment très profond, qui peut spontanément nous envahir à certains moments, vous faisant sentir mal ou indigne. Deuxièmement, il peut être déclenché de l'extérieur, que ce soit par erreur ou par suspicion. Si vous portez un sac à dos à culpabilité toxique, il ne faut pas beaucoup pour l'activer - une chute au bureau, une bagarre avec votre partenaire ou un appel de votre mère peut le faire. Dans les cas extrêmes, les gens se sentent coupable par anticipation... Il est donc important d'apprendre à reconnaître le sentiment de culpabilité toxique afin qu'il ne vous programme plus de l'intérieur.

Mais il ne fait aucun doute que la culpabilité toxique peut aussi provenir d'une accumulation cumulative de lésions spécifiques non réparées que vous avez causées dans cette vie. Lorsque vous avez accumulé quelques moments douloureux de trahison, ou que vous avez trompé un ou deux amoureux, ou même lorsque vous négligez d'appeler vos parents ou de faire suffisamment d'exercice, vous pouvez accumuler une bonne dose de culpabilité. De plus, une âme sur le chemin de l’éveil développera souvent une conscience très auto-critique. Une fois que vous commencez à vous tenir aux normes éthiques du chemin spirituel, il devient plus difficile de vous laisser aller à un comportement insensible ou nuisible. Dans le même temps, vous pouvez toujours avoir de vieilles habitudes de négligence et d'inconscience. Donc, malgré vos meilleures intentions, vous faites parfois des choses que vous savez ne pas être bonnes pour vous-même ou pour les autres et vous culpabilisez.

La culpabilité existentielle
Votre sentiment de culpabilité pourrait également être social ou politique. C'est la culpabilité que vous ressentez lorsque vous voyez des images d'animaux dans un stylo, ou que vous lisez des articles sur la souffrance au Zimbabwe, ou reconnaissez le privilège radical de votre vie par rapport à la vie de beaucoup d'autres. La culpabilité existentielle est bien réelle et même raisonnable. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pratiquement aucun moyen de vivre la vie sur terre sans avoir un impact négatif sur les autres, que ce soit les hiboux qui ont perdu leurs maisons lorsque des arbres ont été abattus pour votre parc de bureaux; ou les plantes que vous piétinez en marchant dans la nature; ou le fait que votre enfant ait eu une place dans une grande école publique, et pas beaucoup d'enfants de vos amis. Souvent, les ressources que nous utilisons pour vivre, même pour vivre simplement, signifient que ces mêmes ressources ne sont pas disponibles pour les autres.

La société libérale moderne, avec son individualisme intense, ses familles brisées et son attitude consumériste à l’égard de la spiritualité, invite à la culpabilité existentielle, simplement parce que beaucoup d’entre nous n’ont pas appris à faire les gestes de base qui honorent la toile de la vie.
Pour compliquer les choses, lorsque notre culpabilité toxique se confond avec notre culpabilité existentielle, nous avons souvent le sentiment que nous sommes responsables de la douleur de chacun.

Le processus consistant à apprendre à faire la distinction entre la vraie compassion et le sacrifice de soi inutile devait commencer par vérifier ses sentiments de culpabilité quand ils surgissent, se demander si sa douleur de ne pas réparer quelque chose était liée au présent ou au passé. Une fois cela fait, nous sommes souvent confus quant au type de culpabilité que nous ressentons. Une fois que nous pouvons reconnaître un sentiment douloureux comme culpabilité et identifier son type, il devient plus facile de travailler avec elle.

Concrétiser ses pensées pour évoluer

Chaque fois que l'on se fixe des objectifs, il faudrait les écrire pour les rendre aussi réels et physique que possible. En écrivant le plus de détails possibles vous aurez une meilleure idée de la planification et de la manière dont vous l'intégrerez dans votre vie pour atteindre vos objectifs. La prise de notes présente beaucoup d'avantages incroyables.

Libérer vos pensées
On a entre 50 000 et 70 000 pensées par jour, soit entre 35 et 48 pensées par minute! Toutes ne sont pas nécessairement importantes, mais parfois les plus importantes peuvent être perdues. Mais si vous notez vos idées, vos réflexions, vos objectifs, elles ne sont plus simplement une pensée dans votre esprit et deviennent quelque chose de concret.

undefined
Cela peut vous aider à vous organiser, car les notes seules ne peuvent pas vous aider à matérialiser ce que vous voulez atteindre, si elles ne sont pas dans un format qui vous le permet, c'est à dire si vos idées restent juste des idées mentales. Pourquoi la concrétisation est-elle importante? Parce que vous devez relire vos notes, et ainsi elles deviennent un support utile! Lorsque vous y revenez, vous vous souvenez de ce que vous avez noté et pouvez ensuite décider de ce qui nécessite d’abord votre attention, et élaborer un plan d'action.
Gardez vos notes organisées ou dans un même endroit, ou sur vous dans un petit carnet, ainsi il vous permet d'utiliser le même format de concrétisation de vos pensées où que vous soyez. Cela vous permettra d'y revenir plus facilement -essayez de relire vos notes chaque semaine.

Une aide pour enregistrer uniquement les éléments importants
Une prise de notes efficace signifie que vous ne notez que ce qui est réellement important plutôt que de répéter un scénario complet. Que ce soit une réunion au travail, un livre que vous lisez ou une conférence, il est important de ne noter que ce qui vous concerne. Lorsque vous commencez à prendre des notes, vous commencez naturellement à les écouter et à noter ce qui compte et à filtrer le bruit qui ne sert à rien.
Cela aide à atteindre vos objectifs, je l’ai déjà mentionné mais c’est si important. Ecrire, matérialise les pensées. C'est incroyablement puissant quand il s'agit de définir vos objectifs, car maintenant vous avez quelque chose à vous renvoyer. Si vous écrivez régulièrement vos pensées et reflexions, vous les affichez non seulement de manière plus claire, mais vous continuez également à les réaffirmer. Notez-les, précisez-les, écrivez-les régulièrement et commencez à les exécuter.

Pour conclure
Si vous en prenez l'habitude, la prise de notes peut avoir un impact énorme sur votre vie. Cela vous permet d'être plus concentré, de vous focaliser sur ce qui compte vraiment et d'agir sur ces aspirations. Alors, allez acheter un carnet de notes dès aujourd’hui, écrivez (avec le même format), conservez vos notes et passez-les régulièrement en revue, et vous commencerez lentement à voir des changements dans votre quotidien.

Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris

À certains égards, il peut sembler paradoxal de devoir apprendre à se connaître. Sûrement que cela devrait être inné... Mais non, pas nécessairement. Bien que nos expériences nous aient clairement aidées à forger les personnes que nous sommes aujourd'hui, cela ne signifie pas nécessairement que nous savons qui nous sommes vraiment - ce qui nous passionne et ce que nous voulons de la vie.
Depuis que nous sommes petits, nous avons développé des croyances et des valeurs, certaines bonnes et certaines moins bonnes, en raison de notre environnement, de notre éducation, du contexte familial, et de la pression de la société pour se conformer.

undefined

En dépit du fait que toutes nos "réalisations" nous permettent de se sentir mieux, finalement nous sommes comme engourdis. - C'était ce que vous vouliez, et pourtant vous n'êtes toujours pas heureux. - C'est là que souvent on se rend compte que quelque chose ne va pas en Soi. On passe une grande partie de la vie à travailler pour ce que l'on pensait être ses objectifs de vie, mais pour découvrir au final qu'ils ne voulaient rien dire. Au lieu de ressentir de la fierté et de l'estime de Soi, on se sent pas à sa place, un étranger, comme si on n'existait pas vraiment. Sans groupe pour s'intégrer parfaitement, et on perd tout le sens de son identité.

À travers ces difficultés, on finit par identifier que l'on travaille toujours à des objectifs que d'autres personnes pensaient que l'on souhaitait pour soi-même. Devant ce constant, l'estime de Soi est alors si faible que l'on ne sait plus ce qu'on voulait vraiment ou même qui vous êtes vraiment.

Le parcours pour découvrir son identité est en cours, en perpétuelle découverte. Il faut faire consciemment un effort pour découvrir ce que l'on veut vraiment et en prenant le temps de s'écouter.
Voici quelques réflexions à prendre en compte et qui aident dans cette aventure et qui pourraient vous être utiles:

1. Réalisez que vous n'avez pas à justifier votre valeur
On a l'habitude de penser: "Si je fais X, alors je suis digne de Y." Cette pensée est entièrement fausse et destructrice, car elle présume qu'une certaine hiérarchie existe entre les gens. La vérité est que tout le monde est digne d'amour, de respect et de gentillesse.

2. Prenez le temps d'essayer différentes choses pour comprendre ce que vous aimez
Même après de longues études les personnes réalisent qu'elles n'avaient aucune idée de ce qu'elles aimait vraiment faire. A l'école, on crache des trucs qui font penser à un étudiant modèle, comme faire partie d'une équipe, de débattre ou parler en public. Bien sûr, vous pouvez aimer faire ces choses, mais souvent, on répète simplement ce que l'on pensait que les gens veulent entendre.
En réalisant pleinement cela, il faut essayer d'autres choses, des cours d'art, différentes formes d'exercices, la cuisine, un club de cinéma, le bénévolat à l'étranger, l'écriture créative, toujours de nouvelles choses.... Cela vous permettra de mieux comprendre ce que vous appréciez réellement.

3. Lâchez vos attentes
C'est probablement l'une des choses les plus importantes à faire. Il est difficile d'abandonner l'image idéalisée de sa vie, qui vous est inculquée depuis des années. Mais une fois que vous pouvez le faire, il sera plus facile d'accepter les choses pour ce qu'elles sont, sans avoir l'impression que tout son monde s'effondre devant soi.

4. Prenez soin de vous
Lorsque vous trouvez les choses difficiles et que vous vous demandez qui vous êtes et où vous allez, il est important de prendre un peu de temps pour pratiquer un peu de vous-même. Pour certains, cela signifie généralement se perdre dans un grand roman, prendre une douche chaude et dormir au moins huit heures, aller à la piscine, au spa, chez l’esthéticienne, ballade en forêt... Après cela, vos pensées deviennent moins erratiques et vous vous sentirez beaucoup plus calme et prêt à relever les défis à venir.

5. Plaire aux autres est un leurre
À l'école en particulier, il peut parfois sembler que l'appartenance à un groupe soit la chose la plus importante, mais en prenant de l'âge, on réalise que les vrais amis ne vous laisseront pas sur un coup de tête. Et ils devraient vous aimer pour vos qualités uniques incroyables plutôt que votre "rôle" pour le groupe. Soyez vous-même et vous attirerez des amitiés authentiques dans votre vie.

6. Rappelez-vous que votre vie n'est pas figée
Le temps passé à regretter son passé, et à rejouer le film et toutes les hypothèses possibles, regretter les êtres disparus, les évènements, est une perte de temps, on ne change pas le passé on le laisse où il est... Cela laisse moins de temps pour profiter des opportunités qui se présentent maintenant!

Se découvrir soi-même - en savoir plus: www.clementvoyant.fr/se_connaitre

Changer

undefined

Accueil ← Billets plus anciens